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dimanche 8 décembre 2019

Modification du PLU de Bernin : suite.

Poussée par la vox populi, DBG complète les observations déjà déposées à l'enquête publique. 
En voici le texte :

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Remarques et commentaires concernant les modifications réglementaires proposées dans le cadre de la modification en cours.

  
Préambule

D'une manière générale, ces modifications s'inscrivent dans la logique de densification prônée par le législateur.

Il est à constater que les élus en charge de responsabilités à Bernin, répondent à la demande expresse des promoteurs qui cherchent à bénéficier au maximum des potentialités constructives que permet la loi quand d'autres communes cherchent à en éviter les inconvénients, souvent conséquents, qui en découlent (problèmes de voisinage, vues directes, bruits, absence d'intimité, …).

En particulier, cette optimisation des potentialités constructives accentue les possibilités de détachement parcellaire, souvent inconsidérées compte tenu des gênes qu'elles engendreront dans la vie quotidienne future.




Un choix politique

C'est un choix politique, soit conscient (pourquoi ?), soit irréfléchi, ce qui est encore plus grave, car il signifie que les responsables en question ne sont pas capables de mesurer les conséquences de ces choix sur la vie de leurs administrés !

La maîtrise des projets par les élus est la solution qui permet d'imposer aux constructeurs l’organisation des constructions entre elles afin d’éliminer, à tout le moins de minimiser, les causes génératrices de conflits de voisinage.
Les procédures existent (ZAC, PAPA, AU,...) pour répondre à cette ambition ; elles ont été largement proposées par les commissions extra-municipales lors de la révision du PLU, mais  notoirement sous exploitées, voire ignorées, et soigneusement écartées à l'occasion de la modification en cours.

Évidemment, elles nécessitent une implication importante en temps et en réflexion de la part des responsables élus, techniciens, investisseurs…
Voire, elles peuvent avoir des incidences financières sur les projets et sur la valeur du foncier.
Mais Bernin, au vu d'investissements faits par ailleurs, n'a-t-il pas les moyens d'assumer ces conséquences ?

  
Quelques conséquences directes 

Les modifications réglementaires apportées à l'art. 6 vont permettre, là où elles s'appliquent, un surplomb au-dessus des voiries publiques et privées avec pour seule précaution le respect d'un gabarit de 3,50m de hauteur, ce qui est peu aujourd'hui (camions poubelles et autres).

De même, celles apportées à l'art. 7 permettront un rapprochement supplémentaire d'1m par rapport aux limites séparatives, offrant par ce biais la possibilité de diminuer encore la surface de parcelles issues des détachements parcellaires, déjà si décriés aujourd’hui pour les problèmes de voisinage qu'ils engendrent.


L'augmentation des CES de l'art. 9 des zones Uac et Uaci, introduite par les explications de l'art.2, interroge devant l'augmentation  qu'elle offre, répondant à des projets particuliers ?

Que penser de l'art. 11 qui offrira la possibilité de construire des clôtures pleines en limite de voirie, créant un paysage fermé de murs qui, même en pierres, donneront une ambiance « carcérale » de couloirs minéraux ? Les premiers exemples visibles à Bernin et à Crolles le long de la RD 1090 préfigurent cette hypothèse.
Jamais nous ne pourrons recomposer ces vieux murs traditionnels, qui sont dans un imaginaire inaccessible car trop chers à réaliser avec ces vieilles techniques qui leur donnent tant de cachet.

Parallèlement, l'obligation d'1 seule place de stationnement par logement proposée dans la modification anticipe trop sur l'idée qu'un renforcement de l'offre de services des transports publics rendra inutile les véhicules individuels. En attendant, en l'absence de plan de déplacement et de stationnement sérieux, le risque est grand d'un encombrement de l'espace public, conduisant à la prise en charge du stationnement privé par la collectivité.  


En résumé
  
Cette modification cache une augmentation de potentialités constructives substantielle et non mesurée, en réponse à la demande des investisseurs, constructeurs et propriétaires fonciers, dans un seul but financier.

Bernin attend une vision organisée de son développement et non une ouverture non maîtrisée de celui-ci.    


Les Berninois sont en droit de s'interroger sur l'opportunité de provoquer une modification conséquente en fin de mandat alors qu'une attitude correcte serait de laisser l'initiative à la nouvelle équipe à qui reviendra la charge du futur  du territoire communal.

DBG



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